Réaménagement concerté à Oudiné-Chevaleret

Capture d’écran 2016-06-30 à 18.38.14Périmètre quartier Bédier-OudinéUn projet construit avec les habitants

Réaménagement du quartier Oudiné-Chevaleret, au sud du 13e arrondissement.   Des actions ponctuelles ont été engagées par Elogie qui a repris en 2013 à la Semidep le patrimoine de logements sociaux que celle-ci  gérait : la rénovation de l’immeuble Chevaleret est lancée. Elle prévoit la création de nouveaux logements, l’implantation d’activités et le relogement du centre social CAF.

En novembre 2015, plus largement, une étude urbaine a été lancée pour définir un projet de renouvellement du quartier. Dans le cadre  d’une nouvelle dynamique d’intervention en faveur des quartiers populaires, la Ville de Paris a décidé de lier ce projet à celui qui est en cours dans le quartier Bédier-Boutroux, au sud du boulevard Masséna.  Le diagnostic dressé pour ces deux secteurs montre en effet qu’ils présentent des similitudes qui permettent de dégager des objectifs communs plus ambitieux et d’assurer une continuité entre territoires.

Ces objectifs, définis par l’arrêté du 12 avril 2016, sont les suivants :

–  désenclavement par création de nouvelles voies, de dessertes locales, par fractionnement des îlots et par ouverture des façades

– renforcement de la mixité sociale par la création de logements intermédiaires ou en accession à la propriété

– renforcement de la mixité fonctionnelle en créant ou repositionnant des activités, en favorisant l’emploi local, en animant les rez-de-chaussée et en développant les liens

– création de continuités végétales avec la petite ceinture et le potentiel paysager existant

– renforcement des liens avec le secteur voisin e inscription du territoire dans la dynamique de l’Arc de l’innovation Paris-Rive gauche

– revalorisation des équipements publics, acteurs de la recomposition du quartier

– réflexion sur la place des immeubles de logement social existants et sur les améliorations à leur apporter.

En 2016, des ateliers  de concertation ont été mis en place : présentation du projet d’aménagement (9 mai), débat avec les habitants (30 mai et 13 juin), synthèse des échanges (29 juin). Ce projet a aussi été présenté le 17 mai 2016 à 15h00 dans une émission radio sur les ondes de monparisfm.com.

Lors de la réunion du 29 juin, le travail des ateliers était restitué, avec des cartes localisant les remarques et suggestions issues du débat. Deux options majeures se dégageaient : conservation totale ou partielle de la barre, avec réhabilitation ou destruction de cette barre qui serait remplacée par des « plots ». Les réactions ont divergé : il y avait ceux qui voulaient retrouver leur environnement et ceux qui voulaient du nouveau. Dans tous les cas il y aurait création d’une nouvelle rue, assurant la desserte locale, et d’un mail. Faut-il reconstruire le gymnase ou donner la priorité à un objectif d’amélioration de la qualité des logements ? Au-delà des choix d’orientation, la concertation a permis  de faire remonter les attentes de chacun et les observations tirées du quotidien (cour peu attrayante, parcours de circulation à améliorer, problèmes de sécurité…).

Une phase de la concertation est terminée. Il faut maintenant définir les orientations du projet définitif, éventuellement en recourant à une consultation des habitants concernés.

Ateliers concertation Oudiné- Synthèse des propositions-juin 2016

Circulation automobile difficile à Croulebarbe

panneau_travaux

La circulation des automobiles, des cycles et des piétons sera difficile dans le quartier Croulebarbe pendant plusieurs mois.

La mairie du 13e, avec l’appui de la RATP, d’Eau de Paris et en présence du directeur du cinéma UGC Gobelins a organisé une réunion à l’intention du CQ1 pour présenter les importants chantiers qui vont perturber les usagers et les riverains du boulevard Arago et de l’avenue des Gobelins pendant plusieurs mois à compter de cet automne. En voici un résumé.

Les travaux RATP boulevard Arago

Sans électricité, pas de métro ! Pour alimenter la traction (en 750 volts pour le métro et 1 500 volts pour le RER) ainsi que les stations, bâtiments et ateliers (en 400 volts), la RATP dispose d’un réseau indépendant de près de 2 000 kilomètres de câbles à haute tension qui sont pour l’essentiel enterrés sous la voirie. Ainsi un transformateur situé à Denfert Rochereau envoie du courant qui passe sous le boulevard Arago et le boulevard Saint Marcel et distribue de l’électricité à plusieurs lignes, notamment les 6 et 7, jusqu’au terminus de la ligne 11 Mairie des Lilas. Les câbles actuels ont plus de 50 ans et doivent être remplacés et prolongés pour atteindre Rosny-sous-Bois, nouveau terminus de la ligne 11 en 2022.

Du début du mois de septembre jusqu’à la fin du mois de décembre, le trottoir des numéros impairs du boulevard Arago sera ouvert puis refermé par tronçons de 200 mètres pour réaliser ces travaux. En 2017, ce sera le tour du boulevard Saint-Marcel, du côté du 5e arrondissement.

La circulation automobile et celle des piétons seront nécessairement perturbées, les cafés et restaurants devront démonter leurs terrasses.

Une piste cyclable boulevard Arago

C’est un engagement de la Ville dans le cadre du « plan vélos ». Depuis la Santé jusqu’au carrefour des Gobelins, l’espace réservé aux cyclistes sera, dans chaque sens, implanté sur la chaussée et non sur la voie cavalière, afin de laisser cet espace aux piétons. Les pistes, d’une largeur d’environ 1,5 mètre, seront protégées de la circulation automobile par un marquage au sol les séparant du stationnement des voitures. La place de l’automobile sera donc réduite d’environ deux mètres dans chaque sens. Le sujet le plus difficile à traiter est celui des arrêts de l’autobus 83 : des quais seront construits sur la chaussée et comprendront les abribus. Les voyageurs devront donc franchir la piste cyclable pour rejoindre l’arrêt.

Une bonne coordination entre la RATP et la Ville est indispensable pour que ces deux chantiers se fassent dans l’ordre et que cela n’aggrave pas les nuisances.

Le remplacement des conduites d’eau avenue des Gobelins

Eau de Paris va entreprendre à partir du mois de septembre un très important chantier de remplacement des conduites d’eau situées dans les égouts sous le trottoir des numéros pairs de l’avenue (donc côté Manufacture). Il s’agit de très gros tuyaux (40 centimètres de diamètre) qui transportent l’eau depuis le réservoir de Montsouris et alimentent les quartiers bas de la rive gauche : la fonte est ancienne, les points de jonction sont érodés et laissent passer quelques fuites, et la peinture qui a été utilisée contient de l’amiante. L’enlèvement et le remplacement des conduites se feront en trois tronçons, chacun d’entre eux nécessitant de creuser un puits de service pour le matériel et au moins un puits pour la sécurité des ouvriers. Les travaux dureront environ trois mois par tronçon et devraient s’achever au carrefour Gobelins Arago au mois de mai 2017. La « base vie » sera implantée rue Croulebarbe, en face de l’école maternelle

Eau de Paris nous a assuré qu’il n’y aurait pas de coupure de l’alimentation en eau des riverains (sauf ¼ d’heure en début et en fin de chantier du tronçon concerné). La circulation des piétons sera rendue plus difficile, celle des vélos (surtout dans le sens montant) plus périlleuse et les commerçants auront sans doute quelques bonnes raisons de se plaindre.

La démolition-reconstruction du cinéma UGC de l’avenue des Gobelins.

Presque un an et demi de travaux : le cinéma UGC de l’avenue des Gobelins va être entièrement démoli et reconstruit. Il n’est pas prévu d’augmentation significative du nombre de places, mais une augmentation du nombre de salles, qui passent de 7 à 11. Davantage de salles plus petites devrait permettre de programmer plus de films et d’enrayer la baisse de la fréquentation.

Le chantier s’annonce important, avec une noria de camions pour enlever les gravats, une réduction à deux voies de l’avenue, le couloir bus neutralisé et un parcours piétons un peu périlleux de ce côté de l’avenue

La coordination entre les travaux du cinéma et ceux du réseau d’eau s’annonce délicate.

plan Arago-Gobelins

 

À la découverte du quartier Croulebarbe

Plan quartier Croulebarbe-2

Le 24 juin, Pierre Deblock et Daniel Friedmann nous ont fait découvrir le quartier Croulebarbe, leur quartier. Promenade dans l’espace mais aussi dans le temps, car on y a trouvé un condensé d’histoire locale nous menant de Lutèce au Paris d’aujourd’hui. La visite nous a  permis de retrouver les vestiges actuels de cette Histoire.

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◙ Le quartier Croulebarbe était à l’origine rattaché à l’ancien bourg Saint-Marcel, nommé ainsi  en l’honneur  de l’évêque Saint-Marcel qui y a été enterré au Ve siècle. Les pèlerinages qui s’y sont développé aux siècles suivants ont été l’amorce de l’urbanisation dans le 5e arrondissement et au nord du 13e. La vie s’y est organisée autour des paroisses. Les noms de rue rappellent ce passé lointain : sise au 3-7 de l‘actuel boulevard Arago, l’église Saint Hippolyte, datant du XIe siècle et démolie au XIXe siècle, a donné son nom à une rue dont il subsiste une partie aujourd’hui. Le chemin de l’Oursine, devenu la rue de Lourcine (référence aux cendres ?)  évoquerait les nécropoles voisines. C’est maintenant la  rue Broca. La rue des Cordelières rappelle le couvent construit au XIIIe siècle dont il ne reste que quelques vestiges (baies en arc cintré, troncs de colonne et chapiteaux) intégrés dans l’hôpital Broca (anciennement de Lourcine). On a gardé aussi le souvenir du couvent des Dames  anglaises de la rue des Tanneries.

◙ C’est la Bièvre qui a joué un rôle essentiel dans le développement de l’ouest du 13e. La Bièvre était alors  en dehors de Paris et attirait ceux qui recherchaient le calme et la  verdure : les riches Parisiens, mais aussi les congrégations religieuses (Cordelières, Dames anglaises, Dominicains). Sont venues également s’implanter dans son voisinage les activités, chassées du centre de la capitale parce qu’elles étaient sources de nuisance. On appréciait aussi la qualité de ses eaux qui était particulièrement réputée. Parmi les métiers qui s’y sont développés, il y avait les teinturiers dont un sieur Gobelin, installé en 1443, qui a fait souche. Les membres de sa nombreuse famille ont été relayés par bien d’autres, mais c’est leur nom qui a subsisté. C’est ce nom qui a été donné à la Manufacture, fondée par Colbert en 1662, d’abord royale puis nationale, qui a impulsé le rayonnement national et international des métiers d’art (tapissiers, peintres, orfèvres, fondeurs, graveurs, ébénistes). Un secteur de la très ancienne rue Mouffetard est devenu  en 1869 l’avenue des Gobelins. Outre la station de métro qui porte ce nom, on parle volontiers du  « quartier des Gobelins » même si ce n’est pas son nom officiel. Par contre, d’autres  voies ont été rebaptisées, comme la ruelle des Gobelins appelée aujourd’hui rue Berbier-du-Metz. Malheureusement, la contrepartie de cet essor a été pour beaucoup les difficiles conditions de vie et de travail, la misère avec comme lieu emblématique le passage Moret ; et aussi, la pollution irrémédiable de la Bièvre qui entraîné son recouvrement, puis sa disparition totale en 1912.

Sur place, le souvenir de la rivière est partout :

– Le moulin Croulebarbe, cité dès 1214, a été démoli en 1840 mais il a laissé son nom à une rue, à une station de métro et au quartier administratif créé en 1860 (au moment de la constitution du 13e arrondissement).

– Les rues Paul-Gervais et Edmond-Gondinet sont alignées sur les deux bras de la Bièvre sur lesquels elles ont été édifiées à la fin du XIXe siècle

– Les galeries souterraines qui subsistent après recouvrement ne sont pas visibles mais le tracé des rues évoque le parcours sinueux de la rivière

– Le square Le Gall a remplacé l’île aux singes où, enserrés entre des deux bras de la Bièvre, se trouvaient les anciens jardins ouvriers des Gobelins. Aujourd’hui, ce sont les habitants qui peuvent y cultiver les parcelles d’un jardin partagé. Le square a conservé quelques pans des anciens murets bordant la rivière.

– Au XXIe siècle, les anciens métiers liés à la rivière ont disparu, mais la mémoire des lieux subsiste : la grande mégisserie de la rue Corvisart est devenue le lycée professionnel Corvisart des arts graphiques.  Le Palais du peuple de l’Armée du salut, rue Corvisart, et le lycée Rodin, rue des Tanneries, se sont installés à l’emplacement d’anciennes mégisseries .

– Le château de la reine Blanche, rénové en 2000-2002, nous rappelle les nombreux artisans des bords de Bièvre qui s’y étaient installés.

– La manufacture des Gobelins est toujours là. On peut voir ses bâtiments, sa chapelle, la plaque qui rappelle qu’elle a obligation d’entretenir la rivière devant ses bâtiments sur 137 m.

– Un parcours symbolique de la Bièvre a été établi : il donne des repères (regards d’égout, plaques) et des illustrations (sculpture de salamandre de Véronique Vaster au square Le Gall).

– De nombreux documents et des photos entretiennent le souvenir d’une rivière qui a façonné le quartier

◙ Au XXe siècle, après la disparition de la Bièvre, le quartier Croulebarbe a été remodelé : aménagement du square Le Gall, construction du Mobilier National et d’une extension des Gobelins ; puis rénovation urbaine et modernisation  des années 1950-1960. On envisage alors de prolonger l’avenue de la sœur-Rosalie par une véritable autoroute urbaine (les Champs-Élysées de la rive gauche) reliant la porte Dauphine à la place d’Italie qui aurait fait disparaître l’hôpital Broca et une partie du square Le Gall. L’objectif est de moderniser, d’assainir et de remédier à la crise du logement d’après-guerre. Ce plan d’ensemble n’a pas été réalisé mais des constructions et des aménagements sont intervenus.

On peut voir dans le quartier quelques réalisations d’architectes éminents :

– Le Corbusier a construit en 1926 une annexe de l’Armée du salut rue des Cordelières, 29 rue des Cordelières.

 – Les frères Perret ont  édifié le Mobilier National en 1934-1936 au 1, rue Berbier-du-Metz.

– Jean-Charles Moreux a aménagé le square Le Gall en 1938 sur l‘ancien jardin des Gobelins et a confié à Maurice Garnier des sculptures en rocaille.

– Adrien Brelet a été chargé en 1955du plan d’aménagement du quartier Croulebarbe. Son 2e projet prévoit une importante innovation : la construction de trois tours.

– Adien Brelet et André Le Donné ont construit de 1954 à 1957 un groupe d’immeubles HLM entre la rue Croulebarbe et le boulevard Blanqui

– Édouard Albert a édifié en 1960, au 31 de la rue Croulebarbe, la première tour de Paris, «  la Tour n°1 ». La tour Albert est la première de l’ensemble de trois prévu par le plan Brelet. Les deux autres tours sont situées au 42-52 rue Corvisart(1961)  et entre la rue Émile-Deslandres et le boulevard Arago (1969).

À lire :

– Gaston Digard, Le quartier Croulebarbe, éd. Municipales, 1995, 71 p.

, Simon Texier Le 13ème arrondissement : Itinéraires d’histoire et d’architecture, Paris, Action artistique de la ville de Paris, 2000, 143 p.

– Renaud Gagneux, Jean Anckaert, Gérard Conte, Sur les traces de la Bièvre parisienne : promenades au fil d’une rivière disparue, Paris, Parigramme, 2004, 156 p.

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Communiqué de presse du conseil d’administration de l’association gestionnaire de la dalle des Olympiades, ASL Olympiades, Paris XIIIᵉ

Petite ville de 10 000 habitants et de 3000 logements, équitablement répartis entre le parc privé et le parc social, la dalle des Olympiades est une copropriété privée, contrairement aux dalles publiques du Front de Seine et de La Défense. Espace, privé en droit, elle n’en est pas moins un espace public de fait, comme l’illustre l’intense animation qui y règne. Et plus encore, depuis l’ouverture de la Web School Factory, accueillant sur la dalle 2500 étudiants formés au numérique, à quelques encablures de l’incubateur de start-up de Xavier Niel et du quartier Paris Rive gauche. La présence d’équipements publics, de supermarchés et de restaurants, de même que la vitalité du commerce asiatique, participent à la fréquentation intense de la dalle, qui a d’ailleurs le statut de « voie privée ouverte à la circulation publique ».

Les membres du conseil d’administration de l’ASL Olympiades, association gestionnaire du site, plaident en faveur d’une vision de l’avenir du quartier, partagée avec la Ville. C’est le sens du message qu’ils ont dernièrement adressé à la Maire de Paris, à son adjoint à l’urbanisme, au maire d’arrondissement et à tous les élus du XIIIe. Lors du conseil d’arrondissement du 15 Juin, les élus du XIIIe ont repris à leur compte l’une des propositions formulées, à savoir la réalisation d’un audit financier, visant à évaluer le montant des dépenses occasionnées par l’ouverture au public de la dalle. Le vœu d’engager cet audit a été voté à l’unanimité, majorité et opposition confondues. Au-delà de ce soutien décisif et du consensus politique, le danger d’un vœu pieux ne saurait cependant être écarté, la mairie centrale étant, seule, décisionnaire. Reste donc à transformer l’essai lors du conseil de Paris des 29 et 30 Juin, où doit être voté le montant de la subvention allouée pour 2015. La réalisation de cet audit confié à un tiers s’impose, puisque l’ASL Olympiades conteste l’estimation des dépenses publiques de fonctionnement faite par les services de la Ville et l’occultation des dépenses d’investissement. A défaut de se voir étroitement associée à la conduite de l’audit et au choix de l’expert désigné, gage d’indépendance, elle pourrait se trouver contrainte de mener une contre-expertise sous la pression des habitants. Qu’ils soient propriétaires ou locataires du parc privé et du parc de logement social, tous paient en effet deux fois l’impôt, en s’acquittant d’une part, des charges d’entretien de la dalle et d’autre part, des taxes et impôts locaux.

Pour que « la municipalisation de fait », promue par le maire du XIIIe, devienne une réalité, il faudrait que la Ville subventionne l’intégralité des dépenses occasionnées par l’ouverture au public de la dalle. Or la subvention allouée, d’un montant de 472 000 euros en 2014, n’en couvre que le tiers ! En 2007, elle a même été amputée de 220 000 euros, la Ville ne participant plus aux dépenses de sécurité du site en raison de la création d’un dispositif de « correspondants de nuits ». Est-il concevable que la puissance publique, en l’occurrence l’État secondé par la Ville, se défausse de ses prérogatives en matière de sécurité sur les habitants ? Confiée à une société privée, la surveillance du site absorbe à elle seule la quasi-totalité du montant de la subvention municipale ! Aux charges s’ajoute le coût des travaux de maintenance, liés au vieillissement de l’infrastructure de la dalle, après plus de quarante ans d’existence. Ainsi, la réfection des quatorze kilomètres de canalisation en sous-sol se voit elle aussi laissée à la charge des propriétaires de la dalle, malgré le caractère en grande partie public des travaux. La requalification de tout l’espace public de la dalle serait également à envisager, à l’instar des travaux d’envergure menés au Front de Seine. Seule la Ville de Paris, aux côtés de l’État et de la Région, peut porter pareille ambition urbaine. L’excellente desserte des Olympiades par les transports en commun, l’environnement très porteur du quartier et le potentiel constructif du site ne devraient-ils pas l’inciter à miser sur ce quartier d’avenir à l’échelle du Grand Paris ?

Survie des Olympiades :
la mobilisation des habitants

Plan d’aménagement de la Dalle des Olympiades (2012)

Plan d’aménagement de la Dalle des Olympiades
Sources : lettre d’information Ensemble améliorons les Olympiades, nº 7, juillet 2012.

Les élections municipales ont été pour les habitants une occasion d’alerter les pouvoirs publics et l’opinion sur leurs problèmes spécifiques. La dalle est de statut privé mais elle est de fait un espace public. Les propriétaires en paient doublement l’entretien (taxes locales, charges). Le budget annuel est de 7,5 millions d’euros, soit 1,5 million pour l’investissement et 6 millions pour le fonctionnement. Le taux de participation par catégorie a été fixé dès l’origine par l’Association syndicale libre (ASL), gestionnaire de la dalle : 44 % pour les logements sociaux (Paris-Habitat), 36 % pour les propriétaires privés et 20 % pour les bureaux, commerces et équipements. Les copropriétaires des cinq tours de logements privés assurent la charge du surcoût induit par la réglementation sur les immeubles de grande hauteur (25 % du total).

Alors que les salaires stagnent, le montant des charges a augmenté d’environ 20 % en cinq ans. Le coût annuel représente entre 60 et 70 euros par m². En même temps, à Paris, les charges foncières et les taxes d’habitation ont explosé.

La Ville verse une subvention depuis 1977, date à la quelle la dalle et les rues souterraines ont été classées « voies privées ouvertes à la circulation publique ». Dans la première mandature de B. Delanoë plusieurs revalorisations notables sont intervenues, notamment au titre des dépenses de surveillance. En 2007, par contre, le montant en a été baissé en lien avec la mise en place d’un dispositif de correspondants de nuit : elle est passée de 681.000 euros en 2006 à 460.000 euros en 2007 (467.000 euros en 2013). Cette dotation est jugée insuffisante au regard du coût toujours plus élevé des charges communes de gestion et d’entretien (16,5 %) et des charges relevant du domaine public (32,5 %).

Le vieillissement de la dalle nécessite de grands travaux évalués à 20 millions d’euros au début des années 2000 : réfection des canalisations, remplacement d’équipements techniques, réfection de l’étanchéité des sols. Les copropriétaires doivent en assurer seuls le financement. Il faut y ajouter le désamiantage (1,2 millions d’euros pour les immeubles concernés). En plus de ces travaux de réfection, des travaux « d’amélioration du site » ont été jugés nécessaires : démolition-reconstruction de la crèche et de l’école maternelle, reconversion du stadium en gymnase municipal, rénovation des équipements publics. La Ville de Paris a financé intégralement cette rénovation indispensable. Par contre la Ville ne prend en charge que 90 % des frais du réaménagement des accès, entrepris pour la mise aux normes d’accessibilité pour les personnes à mobilité réduite : les 10 % restants (1,2 million d’euros) sont à la charge des copropriétaires. Notons qu’ils auront à payer l’intégralité des travaux de l’accès Baudricourt (55.000 euros) qui ne peut être mis aux normes alors que, de fait, cette rampe se révèle utile en cas (fréquent) de pannes d’ascenseur ou d’escalator.

Il importe de remédier rapidement à ces difficultés financières qui risquent d’entrainer une insolvabilité généralisée des copropriétaires et la dégradation des Olympiades. Déjà la baisse du prix du foncier répercute une désaffection grandissante. Il serait dommage de laisser à l’abandon un espace où habitent 10.000 habitants et où existe une véritable mixité sociale ; il faut retrouver une dynamique de quartier et préserver la qualité de la vie sur la dalle qui est un lieu très animé et très fréquenté, surtout depuis la création des nouvelles stations de la ligne 14 et du tramway. Par contre, l’attractivité exercée par le commerce asiatique joue un rôle moindre depuis l‘interdiction d’ouverture des boutiques le dimanche après-midi, et cela juste après que les manifestations organisées en 2013 pour les quarante ans, et notamment l’exposition du Pavillon de l’Arsenal, aient fait redécouvrir l’architecture de Michel Holley.

Une municipalisation de la dalle pourrait être une solution. Elle a été envisagée en 2001 par la nouvelle municipalité, et exigée en 2005 par les habitants qui souhaitaient « la prise en charge par la Ville des charges communes d’entretien ».
Le rejet de cette demande a été justifié par une étude juridique concluant à l’impossibilité de municipaliser les Olympiades qui sont de caractère privé. Le débat est actuellement relancé. Une association locale, le Groupement de défense des intérêts des copropriétaires et des locataires des Olympiades ou GDI réactive l’action en ce sens. Elle a interpellé les candidats aux municipales, en demandant en plus de la municipalisation l’adoption de mesures contre la montée des charges et taxes, contre l’insécurité et l’insalubrité des lieux. Elle souhaite aussi un bilan de la gouvernance des Olympiades et réclame plus de transparence dans la gestion et une participation plus directe des habitants aux choix budgétaires.

Le collectif Dalle des Olympiades ne voudrait pas que la réouverture du débat sur la municipalisation serve d’alibi pour occulter la faible participation financière de la puissance publique. Dans une Lettre ouverte aux candidats, il demande le triplement de la subvention pour couvrir l’intégralité des dépenses communes d’entretien de la dalle, le financement des travaux liés à la fonction d’espace public de la dalle, la prise en charge des dépenses de sécurité de la dalle qui sont assurées aujourd’hui par les copropriétaires privés. Comme le GDI, le collectif souhaite que les propriétaires des tours soient mieux représentés à l’ASLO, mieux informés et puissent intervenir davantage sur les décisions de l’association gestionnaire, en particulier celles qui pèsent directement sur leurs finances. Pour éviter que la dalle ne devienne une friche commerciale, demande est faite de revenir sur le retrait du label de zone touristique du « quartier chinois » qui a entrainé une forte chute de leur chiffre d’affaires. Enfin le collectif, déplorant l’insuffisance du projet actuel de rénovation de la dalle qui ne permet pas de requalifier l’espace public, souhaite un projet urbain plus vaste permettant de tirer parti du potentiel d’attractivité de la dalle et d’accroître son rayonnement.


  1. Le blog de l’association Groupement de défense des intérêts des copropriétaires et des locataires des Olympiades
  2. La page Facebook du collectif Dalles des Olympiades
  3. Marc Ambroise-Rendu. Les Olympiades : une utopie inachevée et sous perfusion. La Lettre de l’Ada 13. P. 2-3. Numéro 15. Juillet 2013

Réponses d’Europe Écologie les Verts au courrier d’Ada 13 du 27 février 2014

Paris, le 10 mars 2014

Madame, Monsieur,
Comme suite à votre courrier du 27 février posant des questions particulièrement pertinentes, je vous adresse, ci-joint, les réponses que je peux vous apporter.
Celles-ci sont nécessairement succinctes et je reste à votre disposition pour approfondir tel ou tel point que vous souhaitez.
Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en mes sentiments les meilleurs.
Yves Contassot


Réponses au courrier du 27 février 2014

1. Révision du PLU
Avant toute nouvelle opération de révision générale du PLU, il conviendra de tirer un bilan détaillé de l’actuel PLU et du PADD. En effet ce dernier prévoyait, à tort selon moi, la construction de bureaux en nombre très élevé, la possibilité de dépasser les plafonds de hauteur et, de façon plus positive, l’obligation de réserver une partie des programmes en logements sociaux ou le maintien de commerces.
Afin de favoriser une démarche participative, il faudra repartir des 11 000 propositions formulées par les citoyens et leurs associations et examiner point par point, ce qui a été fait ou non et les conséquences sur les quartiers.
Cela prendra nécessairement beaucoup de temps et devra être organisé de façon très décentralisée. La création de comités locaux de pilotage de révision du PLU ayant comme mission première de tirer le bilan du précédent PLU me parait une nécessité. lls devront être composés de façon pluraliste intégrant les associations locales, les conseils de quartier (sans élu !), des citoyens, etc.

2. Densité
Paris a atteint déjà un niveau très élevé et la priorité n’est pas à son accroissement. À ce stade il convient plutôt d’avoir une approche métropolitaine afin de répartir les différentes fonctions de la ville à ce niveau : habitat, emplois, loisirs, espaces verts, etc.
De plus la création de nouveaux logements à Paris, notamment dans le parc social, s’est traduite par une diminution de la surface moyenne des logements passant de 80 à 60 m² ce qui implique une dégradation des conditions de logement et une densification par logement. Au surplus cela condamne un peu plus les familles à quitter Paris. En l’occurrence il s’agit d’un artefact permettant d’accroître artificiellement le nombre de logements sociaux, l’IAU ayant publié une étude montrant que 50 % des nouveaux logements ont été créés par découpage d’anciens logements.

3. Plan climat
La solution consiste à imposer la rénovation thermique au même titre que l’accessibilité avec une échéance suffisamment longue (environ 15 ans) pour que les propriétaires aient le temps de s’organiser. Cela dit il ne peut s’agit que d’une décision législative mais la ville peut y contribuer en incitant plus fortement les propriétaires. (Cf. mon programme)

4. Logement
À ce stade, il convient de modifier la répartition des programmes prévus sur PRG pour aller vers un rééquilibrage au profit des logements et au détriment des bureaux. De plus il faut impérativement accélérer la transformation de bureaux vides en logements.
Je préconise une réelle mixité des logements créés en établissant un zonage très fin : davantage de logements très sociaux dans le nord du 13e et plus de logements à destination des classe moyennes dans le sud.

5. Logement (suite)
Limiter la hausse des loyers passe par une lutte plus intense contre la spéculation immobilière, cette dernière alimentant la première. À cette fin la Ville pourrait mettre en œuvre la procédure de préemption renforcée dont elle dispose y compris dans le diffus. Toute DIA qui dépasserait un niveau fixé et rendu public se traduirait par la préemption par la ville faute pour le vendeur de vouloir baisser son prix de cession (pratique de Saint-Ouen). Par ailleurs il faut que les « zinzins » reprennent leur programme de construction, création de logements à prix limité afin de faire baisser les prix de référence prévus dans la Loi Alur.

6. Transports
La priorité consiste à améliorer l’existant par la généralisation des horaires en soirée pour tous les bus, assortie d’une augmentation des fréquences qui ne doit pas dépasser 5 min. en journée et 10 min. en heures creuses.
Je préconise également la mise en accessibilité de l’ensemble de la ligne 6 en commençant par les stations aériennes car cela est très facile et peu couteux.
J’ai proposé que le futur Tzen 5 ait pour terminus la Gare d’Austerlitz et non pas le milieu de l’avenue de France. J’ai proposé également que le 83 passe par Denfert-Rochereau et que soit créées des traverses supplémentaires dans certains quartiers.
En la matière la ligne générale est de privilégier les circulations douces et les transports en commun.

7. Environnement
Pour la Petite Ceinture, je me suis prononcé depuis très longtemps pour qu’elle devienne un lieu de promenade pour les piétons tout en préservant sa richesse au plan de la biodiversité. Quelques aménagements tels que des jardins partagés pourraient toutefois y voir le jour.
Pour ce faire il convient que la Ville de Paris ose enfin lancer une procédure d’achat ou de bail emphytéotique sauf si RFF accepte de mettre gratuitement à disposition l’emprise. La mobilisation de la population à cette fin devrait être organisée par la Mairie afin de peser sur RFF et le contraindre à sortir de l’immobilisme.

8. Environnement (suite)
L’installation de bancs en grand nombre figure parmi mes priorités. L’argument selon lequel les bancs seraient source de nuisance n’est pas acceptable au regard du service rendu.

9. Quartiers isolés du 13e
Au plan de la desserte, j’ai indiqué la nécessité de développer les traverses. Cependant je plaide également pour le prolongement de la ligne 5 jusqu’à la mairie de Montrouge ou la Porte d’Orléans pour désenclaver tout le sud de l’arrondissement.
Cependant l’isolement de certains quartiers ne ressortit pas seulement à la question des transports mais plus largement à la question de l’inclusion sociale, culturelle, éducative, environnementale.
Un effort tout particulier doit être fait pour investir massivement dans ces quartiers et ne pas laisser les associations seules face à ces quartiers.

10. Commerces et services
La création et l’action de la Semaest a été positive mais insuffisante. De même les protections du PLU sont utiles sous réserve qu’elles puissent se traduire au plan opérationnel. Or dans ce domaine la question financière l’emporte trop souvent et il faut que les dotations à la Sem soit plus importantes afin de lui donner des moyens d’agir à la hauteur des enjeux et ce, sur tout le territoire parisien.

11. Conseils de quartier
Actuellement les conseils de quartier sont en phase de déclin avec une faible participation des habitants et une main mise un peu trop avérée des élus et de la mairie sur les Conseils. De plus les moyens alloués aux Conseils sont très faibles notamment en matière de communication ou d’investissements. C’est sur tous ces points que les évolutions doivent intervenir : augmentation significative des budgets laissés à la discrétion des Conseils, suppression des élus référents dans les conseils, dotation de moyens d’information conséquents pour pouvoir informer l’ensemble des habitants des réunions, droit d’inscription automatique des vœux des Conseils de quartier lors de la réunion du Conseil d’arrondissement, etc.

12. Accueil santé
Dans mon programme figure la création de maison de santé (conventionnées en secteur 1) afin d’offrir l’accueil auquel les habitants ont droit. De plus la ville devrait soutenir plus activement les centres de soins pour éviter les fermetures. De même nous préconisons l’ouverture d’un centre de médecine chinoise conventionné au sein de La Salpêtrière (bien qu’un embryon existe déjà).

13. Sans domicile fixe
La question des SDF ne saurait se limiter à la question du logement même si cette dernière est cruciale. D’expérience, pour avoir accompagné des SDF dans leur démarche, je sais à quel point la question de l’accompagnement personnalisé est fondamentale pour la réinsertion de personnes désocialisées. Cela passe donc par un renforcement des moyens humains des services sociaux avec comme priorité d’aller sur le terrain au-devant et à la rencontre des SDF. Une fois ces contacts établis il faut encore du temps, hélas, avant que la plupart accepte de déposer une demande de logement. Le passage par des logements passerelles est à cet égard un moyen souvent efficace s’il est doublé d’un accompagnement de proximité.
Cela doit conduire à multiplier les structures d’accueil et les logements sociaux sous toutes leurs formes, tout en développant en parallèle la mobilité résidentielle, seule à même de sortir du goulot d’étranglement actuellement constaté.

14. Associations
Non seulement l’actuelle Maison des associations est trop petite vu la richesse associative du 13e, non seulement il en faut une deuxième, mais il faut aussi permettre aux associations d’avoir leurs propres locaux si elles le souhaitent.
Cela devrait passer par une tarification spécifique des locaux gérés par les bailleurs sociaux et la rupture avec la politique menée actuellement visant à louer systématiquement au prix du marché commercial.
De plus une deuxième maison ne saurait être localisée tout près de la mairie comme cela est envisagé mais au contraire en tenant compte d’une répartition harmonieuse dans le 13e.
On pourrait même à terme avoir d’autres maisons des associations de taille plus modeste dans plusieurs quartiers pour mailler l’ensemble de l’arrondissement.

15. Paris Métropole
EELV a déposé un amendement lors du débat parlementaire pour que les conseillers métropolitains soient élus au suffrage universel direct. Malheureusement ils ont été les seuls à défendre ce point de vue. En conséquence, les conseillers métropolitains seront élus au deuxième voire troisième niveau donc de façon totalement non démocratique.
Pour ce qui concerne la phase de préfiguration il faut attendre la publication du décret fixant la composition de la mission. Pour ma part je plaide pour une représentation des élus à la proportionnelle des résultats des élections et pas seulement en fonction du nombre d’élus au Conseil de Paris.

16. Paris Métropole (suite)
Le risque d’une distance encore plus grande entre les citoyens et les lieux de décision est réel. Cela implique encore plus la déconcentration au sein de la métropole du Grand Paris selon le principe de la subsidiarité. Cela implique que les niveaux infra-métropolitains disposent d’une autonomie budgétaire réelle pour les investissements à leur niveau, budget eux-mêmes subdélégués à des niveaux plus fins (cf. Conseils de quartier). De plus je plaide pour que les décisions concernant un territoire donné ne puisse se prendre qu’avec une majorité qualifiée afin d’éviter l’actuel système de majorité automatique.


Lettre aux candidats
– Questions pour les municipales

Paris, le 27 février 2014

Madame, Monsieur,
Ada 13 rassemble depuis près de cinquante ans des habitants du 13e arrondissement qui aiment leur quartier et participent activement à la vie locale et aux changements qui les concernent. À partir des problèmes concrets portant sur l’habitat, la circulation, les espaces verts, l’urbanisme, notre association propose des solutions collectives à l’échelle de l’arrondissement.
Forts de cette expérience, nous vous adressons une liste de questions dont les réponses sont susceptibles d’éclairer nos adhérents pour leur choix au moment des votes. Nous  nous proposons de diffuser vos réponses sur notre blog.
Avec nos salutations les meilleures.
Le président
Emmanuel Leguy


Municipales 2014 : questions aux candidats

  1. Révision du PLU : envisagez-vous au préalable une évaluation du PLU en cours associant les habitants ? Si oui, selon quelles modalités ?
  2. Densité : dans le cadre de l’émergence de Paris Métropole, pensez-vous qu’il soit encore souhaitable d’augmenter la densité sur Paris intra-muros ? Si oui, pensez-vous que cette augmentation passe par la construction de tours ?
  3. Plan Climat : comment accélérer la réhabilitation thermique  du bâti ancien de Paris ? En particulier, pour les copropriétés ? Rendrez-vous cette opération obligatoire pour tous ou seulement lorsqu’un ravalement sera programmé ?
  4. Logement : quels sont vos objectifs de construction de logements dans le 13e par types de destination ?
  5. Logement (suite) : Paris est en zone très tendue, qu’envisagez-vous pour modérer les loyers  dans le cadre ou en complément de la Loi Alur¹ ?
  6. Transports : quelles sont vos priorités en matière de transports publics ?
  7. Environnement : avez-vous une stratégie pour ouvrir la Petite Ceinture aux usagers ?
  8. Environnement (suite) : souhaitez-vous rééquiper les espaces publics en bancs ?
  9. Paris et le 13e arrondissement comportent des quartiers isolés ; quelle politique envisagez-vous pour leur désenclavement ?
  10. Commerces et services : estimez-vous que les dispositions inscrites au PLU sont suffisantes pour les protéger ? Sinon, quelles mesures envisagez-vous ?
  11. Conseils de quartier : envisagez-vous une réforme pour le prochain mandat ? Si oui, quelles en seraient les grandes lignes ?
  12. Accueil santé : quelles mesures envisagez-vous pour pallier les difficultés d’accès à la médecine de ville et pour éviter un recours excessif aux urgences hospitalières ?
  13. Comment évaluez-vous l’évolution de la politique d’accueil et de suivi des personnes sans domicile ?
  14. Associations : soutenez-vous l’idée de créer une seconde Maison des associations, par exemple dans Paris-Rive gauche ?
  15. Paris Métropole : comment vont être représentés les Parisiens dans la phase de préfiguration ?
  16. Paris Métropole (suite) : comment va s’exercer la démocratie participative au niveau du 13e arrondissement ?

  1. Le texte de la loi Alur sur le site de L’Assemblée nationale

Le projet de Zac Paul-Bourget. Un projet exigeant qui écrira sa propre histoire

Au moment de la publication de la prochaine Lettre d’Ada 13, l’enquête publique diligentée par la Mairie du Treizième aura pris fin et cet intéressant projet aura commencé sa propre histoire, qui le conduira au premier coup de pioche.

Cette note s’appuie sur l’analyse du dossier d’Enquête publique, elle n’est donc nullement exhaustive, mais elle propose un moment de réflexion sur les enjeux d’un projet d’exception qu’en jargon très (voire trop) technique on peut qualifier de « projet de démolition/construction avec opération-tiroir ». Derrière ces mots pas très élégants, mais explicites, se cache une opération complexe de relogement social après reconstruction, dont on peut dégager l’essentiel.

Tout d’abord le contexte. Située à la Porte d’Italie entre le Boulevard des Maréchaux et le périphérique, cet ensemble locatif social de 365 logements, est une ancienne cité d’urgence des années cinquante qui cumule mal-logement, chômage et délinquance. L’ensemble est inscrit dans le programme prioritaire de Politique de la Ville de la capitale et l’urgence à agir ne fait aucun doute, d’autant qu’un incendie a détruit l’un des bâtiments en 2008.

L’enjeu social est donc au cœur de ce projet. Il s’agit de démolir en totalité le parc ancien, très obsolète, et de reconstruire des immeubles locatifs où seront relogées celles des familles qui choisiront de rester.

La fameuse « opération-tiroir » consiste après démolition à reloger les gens dans une première tranche d’immeubles neufs, construite sur le site ou sur d’autres ensembles locatifs, le temps de finir les bâtiments dans lesquels on leur proposera de se réinstaller définitivement. Le processus est complexe et demande un fort accompagnement social, mais en général les bailleurs sociaux savent faire.

La pièce maîtresse de ce dispositif est une Charte de relogement cosignée par la mairie, le bailleur (la SGIM) et l’Amicale des locataires qui figure dans le Dossier d’Enquête. Ce document très structuré pour rendre acceptable ce contrat, car c’en est un, mériterait une analyse approfondie mais on se contentera d’un paramètre essentiel : le taux d’effort demandé aux familles pour accéder aux logements neufs du site n’excèdera pas 20 %  du loyer actuel (après APL ou AL).

En fait, le calcul loyer + charges est le vrai déterminant de la faisabilité sociale de l’opération, ce qui renvoie au contexte environnemental de celle-ci.

L’enjeu environnemental ou plus exactement de « développement durable » est en effet, l’autre facteur  stratégique qui doit attirer notre attention.

L’Étude d’impact sur l’environnement (EIE) figure réglementairement dans le dossier. Elle n’en dit pas plus que ne l’impose la procédure d’enquête et sa structure. Très linéaire, elle aurait mérité de mieux faire apparaitre les trois principes « ERC » (éviter, réduire, compenser) qui parlent au public. Par contre, elle souligne à juste titre que son objet est l’impact du projet sur son environnement et pas l’inverse. C’est important au regard du contexte urbain dans lequel va se construire le projet : un site enclavé dans un faisceau de circulations denses, des sols pollués et la perspective d’une grande opération de démolition. On peut rêver mieux pour installer un habitat agréable et durable…

Singulièrement, cette démolition qui devrait plutôt être une déconstruction sera un marqueur de la démarche durable du projet, avec à la clef une nouvelle étude d’impact (si le montant des travaux est dans la fourchette requise), un « chantier vert » et pourquoi pas ? un bilan Carbone.

Car ce qui rend fort intéressant ce projet urbain c’est qu’il  intervient, de droit — le foncier est du domaine privé de la Ville — dans le cadre de l’application du Plan climat de Paris et s’inscrit dans la réglementation thermique en vigueur (la RT 2012).

Dans les enjeux urbains ciblés par la Ville de Paris figure l’objectif d’un habitat aux performances environnementales et énergétiques exemplaires ; ceci devant être explicité dans un cahier des charges développement durable ou équivalent qui mérite d’être consulté.

Pour faire court, le dessin du projet traduit ces intentions en proposant un « aménagement à la petite cuillère », à opposer à celui dit « au bulldozer », qui réorganise le bâti en fonction des contraintes environnementales, ménage un espace vert central qui deviendra un parc public et désenclave l’opération (nouveau bouclage de voirie et passerelle vers le Kremlin-Bicêtre).

À l’issue d’un long processus découpé en phases techniques complexes, on établira un triple bilan économique, écologique et social d’un très grand intérêt. L’enjeu social croisant l’enjeu écologique puisque les performances environnementales et énergétiques de ce nouvel habitat devraient garantir de substantielles économies sur les charges locatives.

Un écoquartier sans le dire ?
Ce projet écrira sa propre histoire, sûrement passionnante à suivre.

Emmanuel Leguy
Urbaniste environnementaliste
Président d’Ada 13

Square le Gall : un espace libre pour tous

Les habitués du square Le Gall sont heureux car depuis février ils peuvent cultiver, botaniser ou simplement admirer les plantations dans le jardin partagé qui vient d’être installé le long de la rue Émile-Deslandres. C’est un lieu d’animation, de rencontre entre gens du voisinage.

Mais ils ont aussi inquiets car est menacée une parcelle qui leur est chère, située derrière le Mobilier national. Ce terrain de 1230 m² a été acquis en 2007, à la demande du conseil de quartier, pour permettre les jeux de ballon qui depuis cette date font s’y rencontrer des jeunes de tous âges. Dans cet endroit charmant, préservé de la rumeur du monde et loin de la circulation automobile, bien d’autres usages coexistent également. Les activités se succèdent, sans problème d’horaires, et à la satisfaction des usagers, qu’ils soient ou non habitants du quartier : les jeux de ballon spontanés, les activités de plein air des écoles, les activités artistiques et culturelles pour tous, la gym en groupe qui se pratique depuis si longtemps qu’elle est devenue symbole de ce square. Et bien sûr, pour chacun c’est un lieu de détente, de pique-nique, de spontanéité où on peut se retrouver, faire librement ce qu’on aime et c’est précieux à une époque où on quadrille, on catégorise, on cloisonne.

Les habitués veulent garder un accès libre et diversifié à cette parcelle. Ils s’opposent au projet d’y installer une cage pour jeu de ballons, un mastodonte de 12 m x 24, sur un sol plastique, sans dégagement. Ce projet dénaturerait un espace vert libre inestimable, dans cet endroit préservé où l’on oublie qu’on est dans une grande ville. Ce serait la fin des activités multiples qui s’y côtoient. Rien n’empêche d’y maintenir les jeux de ballon qui s’y déroulent avec bonheur. Il est possible d’empêcher les sorties de ballon intempestives en installant des filets ou grillages, aussi efficaces, mais beaucoup plus légers que les cages. Et celles-ci sont-elles véritablement intéressantes si elles rendent la surface de jeu trop exigüe pour jouer normalement ?

Rien n’empêche de rechercher dans le quartier d’autres espaces susceptibles d’accueillir les jeunes et leurs jeux ? Sous le métro aérien, au lycée Rodin ?
Les habitants ne veulent pas être mis en cage, ils résistent et pétitionnent car ils veulent conserver leur lieu et ses usages.

Projet pour l’usine d’Ivry : les chiffres

Les scénarios du SYCTOM pour l’usine d’Ivry

TMB : Tri mécano-biologique
OMR : Ordures ménagères résiduelles issues de la collecte sélective des ordures brutes
CS : Collecte séparative des biodéchets

FCR : Fraction combustible résiduelle, issue du TMB, et destinée à l’incinération

Volume global d’OMR = méthanisation + incinération + valorisation + rejet

***************************************************************************

Mode de traitement :
– Actuellement en 2011, incinération des OMR
– A l’avenir (2023 et 2050) tri mécano-biologique (TMB) des OMR, orientées ensuite entre quatre filières :
– Recyclage (métaux, bouteilles plastiques…)
– Méthanisation de la fraction fermentescible (production de compost, biogaz…)
– Incinération de la fraction combustible résiduelle ou FCR (production de mâchefers, vapeur, électricité)
– Refus (stockage)

Volume global d’OMR à traiter à Ivry :
– Actuellement 570 000 t
– Projet du Débat Public pour 2023 : 490 000 t
– Prévisions de la concertation pour 2023 : deux scénarios sont proposés
– Dans le scénario 1 : 485 000 t (soit 460 000 t d’OMR + 25 000 t issues de la CS de biodéchets)
– Dans le scénario 2 : 482 000 t (soit 442 000 t d’OMR + 40 000 t OMR issues de la CS de biodéchets)
– Projection à 2050 : 365 000 t (soit 305 000 t d’OMR + 60 000 t issues de la CS de biodéchets)

Volume soumis au TMB :
– Projet du Débat public : 490 000 t
– Scénario 1 de la concertation : 485 000 t
– Scénario 2 de la concertation : 365 000 t
– Projection à 2050 : 365 000 t

Volume soumis à l’incinération :
– Projet du Débat public : 350 000 t (soit 240 000 t de FCR locales + 110 000 t de FCR «extérieures» )
– Scénario 1 de la concertation : 346 000 t (soit 240 000 t de FCR locales + 106 000 t de FCR «extérieures»)
– Scénario 2 de la concertation : 350 000 t (soit 139 000 t de FCR locales + 117 000 t d’OMR locales + 94 000 t de FCR et d’OMR «extérieures»)
– Projection à 2050 : 229 000 t soit 154 000 t de FCR locales + 75 000 t de FCR «extérieures»

Volume soumis à méthanisation
– Projet du Débat public : 180 000 t
– Scénario 1 de la concertation : 180 000 t (soit 175 000 t issues du TMB + 5 000 t de biodéchets)
– Scénario 2 de la concertation : 173 000 t (soit 165 000 t de TMB + 8 000 t de biodéchets)
– Projection à 2050 : 165 000 t (soit 150 000 t de TMB + 15 000 t (biodéchets)

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Les conclusions :
→ Face à ces remises en cause, le SYCTOM a approfondi ses hypothèses et envisagé de nombreuses variantes par rapport au projet présenté au Débat Public. Mais une donnée n’a pas changé : c’est la quantité maximale d’OMR à incinérer qui est de 350 000 t à travers tous les scénarios prévus. Cela correspond sans doute à une recherche de valorisation énergétique des OMR pour alimenter en vapeur le chauffage urbain. C’est une des fonctions de l’usine d’Ivry qu’il ne voudrait pas abandonner.

Il souhaite un équilibre global dans le cadre de l’ensemble des communes qui relèvent du SYCTOM, équilibre qui doit tenir compte des évolutions en cours: recentrage de l’usine de Blanc-Mesnil sur la méthanisation des biodéchets issus d’une collecte séparative. Ses objectifs de base sont de supprimer tout recours à la mise en décharge des OMR et d’éviter l’utilisation des capacités d’incinération extérieures.

Le cinéma Rodin, avenue des Gobelins (Paris 13)

Il faut plutôt parler d’ex-cinéma Rodin, pour cet ancien music-hall devenu cinéma en 1934 et fermé en 2003. Il n’en reste que la façade aux décors sculptés par Auguste Rodin en 1869, inscrite à l’inventaire des Monuments historiques. Les deux grandes figures qui surmontent la loggia représentant le drame (l’homme) et la comédie (la femme) sont devenues emblématique de l’avenue des Gobelins.

Depuis cet été 2010, les pelleteuses s’activent : travaux de démolition, renforcement des fondations à cause de la présence de carrières en sous-sol. Puis encore deux ans de travaux pour voir apparaître un bâtiment de 2 200 m2 et cinq étages, en forme de bulle, et dont la base et le sommet seront transparent.

Renzo Piano qui en est l’architecte, avec Thorsten Sahlmann, est celui qui fit le Centre Pompidou. Il est en train de réaliser, entre autre, dans le 19è pour 2013, le multiplexe UGC du nouveau quartier Claude Bernard aménagé sur d’ anciennes friches industrielles.

L’ancien cinéma Rodin céde la place à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé et être un centre de documentation et de consultation, lieux d’expositions et de bureaux sur l’histoire du cinémaparticulièrement alimentée avec les archives accumulées depuis 1896 par Pathé. Une mine d’or pour le public et les chercheurs amoureux du Septième art, ainsi que pour les activités au sein du 13è arond. de Paris.

Attendons 2012.

Martine Rigoir

Le contribuable parisien a bon dos !

Sauvons le Grand Ecran !

« Des magasins il y en a plein, le Grand Écran on en n’a qu’un ! »

Dans l’article paru dans Le Parisien le 14 octobre (« Ils rêvent d’un nouvel avenir pour le Grand Ecran Italie »), une fois de plus les arguments du maire du 13ème pour justifier la fermeture du complexe audiovisuel en janvier 2006 ne tiennent pas (voir : RÉPONSE AUX ARGUMENTS DE LA MAIRIE). En effet, si la fréquentation a baissé de 12% en 2005, la baisse se situait en-dessous de la moyenne nationale. Et malgré la concurrence féroce des multiplexes, cette salle emblématique se maintenait dans le peloton de tête des meilleures fréquentations de la capitale, et venait même de battre de nouveaux records d’affluence (voir « Le Grand Écran Italie en chiffres »).

Quant à savoir si « les habitants ne verraient pas forcément d’un bon oeil qu’on dépense des millions pour projeter des films commerciaux », de quel oeil les parisiens doivent-ils considérer l’abandon par EuroPalaces (Pathé-Gaumont) des obligations de la convention signée avec la Ville de Paris, qui prévoyait d’y programmer bien autre chose que des « films commerciaux » (voir le cahier des charges dont s’inspire notre grand projet multiculturel pour la renaissance de la salle) ? Et a-t-on demandé l’avis des citoyens sur les sommes pharaoniques dépensées sur les deniers publics pour l’aménagement du Cent quatre* dans le 19ème (un investissement de plus de 130 millions d’euros, 8 millions d’euros annuels de subventions de la Ville de Paris) ? De même la réhabilitation et l’isolation phonique du Louxor* dans le 18ème (pour un coût de 30 millions d’euros) justifie-t-il de laisser à l’abandon un équipement de l’envergure du Grand Ecran** doté, lui, d’une parfaite isolation et accessibilité ?

Contrairement aux propos du maire, il ne s’agissait donc pas pour la Ville de « se substituer au privé » mais de faire respecter la convention qui garantissait l’exploitation culturelle du lieu, à l’instar de celle que le même exploitant vient de signer avec la société d’aménagement et d’économie mixte Val de Seine pour la construction d’un multiplexe sur l’île Seguin***. Par ailleurs la séparation argent public/privé n’est pas aussi catégorique que les élus du 13ème veulent bien le faire croire. Et le Grand Écran, présenté à sa construction comme grand chantier de l’état et réalisation de la municipalité, n’a-t-il pas bénéficié d’un financement public sous la forme d’un prix préférentiel accordé sur le terrain, en contrepartie d’un certain nombre d’obligations jetées aux orties ? (Et d’ailleurs le maire de Paris ne projette-t-il pas de confier l’exploitation cinématographique du Louxor à un partenaire privé dans le cadre d’une délégation de service public **** ?)

Les chiffres démontrent que malgré une piètre programmation le Grand Écran – déclaré « d’intérêt général » par le Conseil de Paris – continuait à attirer des milliers de spectateurs de toute l’Ile-de-France et au-delà. A l’heure où les cinémas se mettent à la retransmission de grands évènements culturels et sportifs***** pour laquelle cette salle décidément en avance sur son temps a été spécialement conçue, c’est à juste titre qu’on peut « rêver d’un nouvel avenir pour le Grand Écran Italie »… et s’interroger sur l’étrange obstination des pouvoirs publics à écarter d’emblée toute recherche de solution culturelle alternative, revenant à cautionner le fait de faire financer par le contribuable parisien un profit immobilier pour Gaumont !
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* Voir : « Brèves de salles »
** dont le prix de vente indiqué dans la promesse de vente se monte à 7 millions d’euros
*** apparemment sans que les habitants n’aient été davantage consultés (voir les réactions à cet article)
**** « rechercher des financements, notamment privés » fait également partie des attributions du directeur du « 104 » (réalisation publique) : voir ce blog de Mediapart.
***** voir « Le retour en grâce des salles uniques ? » et « Le Grand Ecran ferait une salle IMAX de premier choix »

Centre socioculturel Kellermann-Rungis : bilan d’étape (juillet 2010)

affiche-centre-socioculturel-kellermann-rungis

Le centre socioculturel qui doit ouvrir en 2012 sur la ZAC Rungis, est créé par et pour les habitants du quartier, organisés en association. Son équipement est élaboré de manière participative, à partir d’un « groupe-projet » représentant habitants, associations locales et institutions. En action depuis avril dernier, ce groupe organisé en petits ateliers, a restitué au public en juin, le résultat de ses premiers travaux concernant les besoins des habitants.
Le recueil de ces besoins s’est élaboré à partir d’un questionnaire transmis par les gardiens d’immeubles ou remplis entre voisins (43 questionnaires récupérés) ou autour des discussions au sein des manifestations conviviales (fêtes de quartier, fêtes des écoles, travaux de couture…). Un atelier jeune avec support film est prévu.

Que comprendre par centre socioculturel (hors considérations financières) ? C’est un foyer d’initiative porté par tous les habitants de culture et d’âge différents, impliqués dans le développement social et l’animation de la vie locale, qui évoluent dans les domaines choisis par eux en s’appuyant sur des savoir -faire. C’est aussi un lieu de rencontres et d’échanges.

Quels sont les principaux thèmes exprimés dans les désirs des gens du quartier ?
Ce sont l’apprentissage d’une langue, l’aide au soutien scolaire, l’accompagnement dans les démarches (juridique, administrative, rédaction de CV), l’information santé (prévention, vaccination), la mise en place d’animations de style pratique (cuisines du monde, bricolage, couture-réparation de vêtement…) et d’activités culturelles (découverte des peintres, visites de musée), la demande d’atelier de poterie, de façonnage (par le groupe de travail sur le handicap).
Il est fait remarquer que l’ensemble des activités ne devront pas être cloisonnées, ce qui est déjà une indication quant à la structure voulue du bâtiment !
Martine Rigoir

Informations sur le site de l’ARBP

Ne pas manquer le film de Philippe Lioret, Welcome (2009), projeté au square Paul-Grimault le 17 juillet à 22 heures.